Quand on fonctionne… mais qu’on s’épuise de l’intérieur
Publié le 29 Novembre 2025 à 19:00
Il arrive un moment où l’on réalise que l’on tient… mais que l’on ne vit plus vraiment.
Les journées s’enchaînent, on gère, on assume, tout semble “aller”.
Et pourtant, quelque chose s’épuise en silence.
Ce phénomène est plus courant qu’on ne l’imagine :
on peut fonctionner parfaitement (travailler, soutenir, organiser, porter) tout en s’éteignant intérieurement.
Ce n’est pas du déni.
C’est un mécanisme humain, discret, précis.
C’est l’épuisement intérieur.
Tenir n’est pas vivre : beaucoup avancent par automatisme, pas par élan
Nous apprenons très tôt à “faire face” :
-
à absorber les imprévus
-
à soutenir les autres
-
à anticiper
-
à gérer sans pause
-
à donner même quand l’énergie est basse
Avec le temps, ce mode de fonctionnement devient un réflexe.
On tient.
On assure.
On fonctionne.
Mais fonctionner en se coupant de soi, c’est souvent le début d’une usure invisible.
L’épuisement intérieur : quand tout semble aller… et pourtant non
Ce n’est pas un burn-out, ni un effondrement.
C’est un glissement progressif, presque imperceptible :
-
le souffle devient plus court
-
la joie s’amenuise
-
la présence se réduit
-
la fatigue devient “normale”
-
le mental prend toute la place
-
le corps se durcit en silence
Ce type d’épuisement ne se voit pas de l’extérieur.
Parfois, il ne se voit même pas de l’intérieur…
jusqu’au jour où l’on se dit simplement :
“Je ne me reconnais plus.”
Les premiers signaux : le corps parle avant la tête
Le corps prévient toujours.
Toujours.
Mais en douceur, par des signes subtils :
-
tensions dans la mâchoire, la poitrine ou le ventre
-
respiration qui reste haute
-
sommeil léger ou agité
-
irritabilité intérieure
-
perte d’élan
-
fatigue émotionnelle
-
sensation diffuse de lourdeur
-
difficulté à se poser mentalement
Ces signaux ne sont pas là pour alerter :
ils sont là pour vous ramener à vous.
Pourquoi on ne les voit pas ? Parce qu’on a appris à être fort(e)
Nous avons été conditionnés à :
-
continuer
-
relativiser
-
tenir pour les autres
-
ne pas déranger
-
“gérer” sans s’écouter
-
repousser les besoins du corps
Alors le mental prend le dessus.
Il survole, rationalise, organise.
Pendant que le corps, lui, absorbe… jusqu’à saturation.
Le mécanisme réel : de la compensation mentale au point de rupture intérieur
L’épuisement intérieur suit presque toujours ce mouvement :
1. On compense avec le mental
On gère, on optimise, on anticipe ; tout devient “à faire”.
2. On se déconnecte du corps
On n’entend plus la fatigue.
On ne ressent plus les émotions.
On perd le contact avec l’élan naturel.
3. Le corps, saturé, dit stop
Pas violemment, mais clairement :
un jour banal devient “trop”.
Ce n’est pas ce jour-là qui est lourd :
c’est tout ce que nous n’avons pas écouté avant.
Le déclic ne se fait pas dans la tête. Il commence dans le corps.
Arrêtez-vous trois minutes.
Ressentez :
-
votre respiration
-
vos épaules
-
le poids de votre corps
-
la tension dans votre ventre ou votre poitrine
En quelques secondes, vous savez.
Votre corps ne ment jamais.
Ce n’est pas un exercice spirituel :
c’est un retour à la réalité intérieure.
Comment éviter de glisser davantage ? Une approche simple et concrète
1. Revenir aux sensations, sans jugement
Sentir.
Respirer.
Observer.
C’est là que commence la clarté.
2. Faire de la place chaque jour
Une minute de silence.
Un thé bu lentement.
Un regard posé sur la lumière.
Ce sont des micro-pauses puissantes.
3. Remplacer la lutte par la douceur
La douceur n’est pas un luxe.
C’est une stratégie de régénération.
C’est aussi le point de bascule :
du “je tiens” au “je me retrouve”.
Quand consulter ?
Quand vous sentez que :
-
vous tenez mais sans joie
-
vous vous réveillez fatigué(e)
-
votre mental est trop bruyant
-
votre énergie ne revient plus
-
tout demande un effort
-
ou que vous vous sentez “loin” de vous-même
Vous n’avez pas besoin d’être au bout.
Vous avez juste besoin de vous écouter à nouveau.
Comment je vous accompagne
Mes séances se déroulent en visio,
pour que vous soyez dans un environnement familier, sécurisant, propice à la présence à vous-même.
J’y combine :
-
une écoute profonde, sans jugement
-
une approche globale (corps–émotions–mental–âme)
-
des outils concrets et adaptés
-
un rythme respectueux (15 jours d’intégration)
-
une guidance douce, intuitive et structurée
Formats :
-
Séance Découverte — 1h — 60 €
-
Séance Essentielle — 1h30 — 110 €
Rien à prouver.
Rien à performer.
Juste : revenir à vous.
Conclusion : Et si vous n’aviez plus envie de “tenir” ?
Vous n’êtes pas fait(e) pour survivre à vos journées.
Vous êtes fait(e) pour les vivre.
Et la transformation commence souvent par une seule question :
“Qu’est-ce que mon corps essaie de me dire aujourd’hui ?”
Vous venez de lire un extrait du Journal, un espace de réflexions et d’expériences de vie.
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